Nanopublication — Traduction Idéamorphique du Folklore à Travers la Matière
Affirmation 1: Traduction Idéamorphique du Folklore à Travers la Matière
Je traduis le mythe du noppera-bō—un concept narratif de vide sans visage—à travers des transformations dimensionnelles systématiques : du récit écrit de Lafcadio Hearn [3] à la modélisation 3D numérique jusqu'à la sculpture physique en PLA bois. L'invariant essentiel (l'absence troublante là où un visage devrait être) persiste à travers chaque translittération tandis que le substrat matériel se transforme complètement.
Contexte
Le noppera-bō est un yōkai sans visage du folklore japonais, célèbrement documenté dans l'histoire de Lafcadio Hearn de 1904 "Mujina [4]," où un voyageur rencontre une femme sur la route d'Akasaka à Tokyo qui révèle qu'elle n'a pas de visage. Ce récit capture un type particulier de terreur surnaturelle : l'absence là où les traits devraient être, le vide qui regarde en retour.
Ma pratique sculpturale engage ce mythe comme une **onde-idée** qui voyage à travers de multiples substrats. La séquence de traduction se déplace à travers des phases matérielles distinctes : tradition folklorique orale → récit littéraire écrit (Hearn) → modèle 3D numérique (Blender) → objet physique imprimé (PLA bois) → sculpture finie à la main (polissage, application de patine). À chaque translittération, le substrat change entièrement, pourtant le concept central—rencontre sans visage, le vide troublant—persiste comme invariant structurel.
Cette œuvre exemplifie l'idéamorphisme tel que défini dans mon cadre théorique [2] : la translittération systématique d'idées à travers des domaines sensoriels et conceptuels tout en préservant des éléments structurels mesurables. La caractéristique définissante du noppera-bō (absence de visage) reste lisible à travers chaque transformation, même lorsque la matérialité passe du langage narratif aux vertices géométriques à la forme tangible de composite de bois.
La phase de modélisation numérique impliquait la création de volumes géométriques simplifiés : une tête ovoïde sans traits faciaux, un torse réduit à la forme essentielle, des bras étendus dans un geste qui fait écho aux représentations traditionnelles de yōkai. Le processus d'impression 3D utilisant le filament Geeetech Wood PLA a ensuite matérialisé ces coordonnées numériques dans l'espace physique, suivi de techniques de finition à la main (polissage, patine bois, cire) qui font le pont entre la fabrication contemporaine et les approches artisanales traditionnelles.
Références
[1] Arnaud Quercy (2021). L'Éleveur de Mujina de la Route d'Akasaka — Catalog raisonné. https://arnaudquercy.art/en/catalogue-raisonne/AQC0336.html
[2] Quercy, Arnaud. "Ideamorphism: A Framework for Enacting Diffraction." Multimodal Institute, Version 3.0, janvier 2025. [Référence de document interne]
[3] Hearn, Lafcadio. "Mujina." Dans *Kwaidan: Stories and Studies of Strange Things*. Boston: Houghton Mifflin, 1904.
[4] Documentation d'œuvre : AQC0336, "Noppera-bo - The Mujina of the Akasaka Road," 2021. PLA bois sur métal, 20,5×12,0×12,0cm. Collection : Spells and Magic. Collection privée, Schmitten, Allemagne.
Profil épistémique
| Type de revendication | artistic statement |
|---|---|
| Voix | first person |
| Statut épistémique | practice derived |
| Méthodologie | ideamorphic transliteration |
| Certitude | high |
Somme de contrôle (SHA-256)
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