Nanopublication — Déconstruction Cubiste d'un Sujet Animal
Affirmation 1: Déconstruction Cubiste d'un Sujet Animal
J'ai délibérément employé le langage sculptural cubiste — plans géométriques, facettes angulaires, fragmentation volumétrique — pour déconstruire et réinterpréter la forme d'un sujet animal vivant. Dans « Gus [2] », la silhouette reconnaissable d'un Shih Tzu est brisée en volumes géométriques imbriqués et reconstruite comme une composition architecturale de plans plats et d'arêtes vives, où le familier devient abstrait et le domestique devient monumental.
Contexte
La stratégie sculpturale à l'œuvre dans « Gus » est celle d'une réduction géométrique systématique. La tête, le museau, les oreilles et le corps du chien ne sont pas modelés de manière naturaliste mais décomposés en plans plats et angulaires qui s'imbriquent et se chevauchent — chaque surface rencontrant la suivante à des angles décisifs plutôt qu'en courbes organiques. Le résultat est une forme qui se lit à la fois comme indubitablement canine et résolument abstraite : le spectateur reconnaît le sujet précisément parce que les proportions essentielles et les relations spatiales sont préservées, même si chaque surface a été aplatie et facettée.
Cette approche place l'œuvre en dialogue direct avec la tradition de la sculpture cubiste, et spécifiquement avec les sculptures d'animaux de Jacques Lipchitz [5], dont le traitement géométrique de la forme — volumes compacts construits à partir de plans qui se croisent, le sujet comprimé en structure architectonique — fournit une lignée formelle claire. Comme Lipchitz, je ne m'intéresse pas à la ressemblance de surface mais à la logique structurelle sous la forme : comment un corps occupe l'espace, comment les volumes se rapportent, comment un sujet peut être simultanément déconstruit et intensifié par la discipline géométrique.
La patine terreuse de la céramique cuite renforce cette double lecture. La surface chaude et texturée invite à l'engagement tactile et adoucit la sévérité géométrique, tandis que le matériau lui-même — argile façonnée, séchée et transformée par cuisson à haute température — porte sa propre histoire de transformation de matière molle et organique en structure dure et permanente. La méthode cubiste et le processus céramique partagent ce principe : tous deux impliquent de briser et de reconstituer la forme par une action délibérée et irréversible.
Références
[1] Quercy, A. (2025). ORCID https://orcid.org/0009-0000-2662-7790
https://arnaudquercy.art/en/the-artist.html
https://arnaudquercy.art/fr/artiste.html
[2] Arnaud Quercy (2024). « Gus », the shih tzu — Catalog raisonné. https://arnaudquercy.art/en/catalogue-raisonne/AQC0563.html
https://arnaudquercy.art/fr/catalogue-raisonne/AQC0563.html
[3] Quercy, A. (2024). « Gus », the shih tzu — Artwork Catalog. https://artquamanima.com/en/publications/2025/01/gus-the-shih-tzu-cubist-ceramic-sculpture-by-arnaud-quercy-1mgv.html
[4] Quercy, A. (2025). Physical Specifications — AQC0563. https://multimodal.institute/en/nanopubs/specifications/2025/12/aqc0563_physical-specifications_gf2.html
[5] Lipchitz, Jacques. Sculpture cubiste et formes animales, 1914–1920. Référencé comme lignée formelle pour le traitement géométrique de sujets animaux en sculpture céramique.
Somme de contrôle (SHA-256)
c588d0624e012c3b1261a310bad069e4f893f50c4b00cd0366a3b444416e9e51